Le contrôle social - Séminaire organisé par le CNAHES Ile-de-France

Le contrôle social
Contestation, réappropriations et questionnement au sein du travail social durant les années 1960-1970

Programme de Séminaire 2012 ouvert à 15 formateurs en activité.

Il faut se rappeler l’incisive littérature qui a paru dans la queue de la comète des années 1970, certes parfois excessive dans sa dénonciation, mais traquant avec une attention toute particulière les formes du contrôle social. Les institutions considérées comme “totales” ou “totalitaires” étaient perçues essentiellement comme autant d’agents de répression, de contrôle et de police des populations et des conduites. [1]
Ces ouvrages devenus référence font toujours partie des bibliographies des étudiants sur ces sujets et sont, la plupart du temps utilisés et cités hors contexte.

Il est frappant de constater que, parallèlement à cette production scientifique, s’est propagé tout un mouvement de contestation au sein même des milieux professionnels et de l’ensemble des écoles de travail social, s’appropriant, à leur tour, de la théorie du contrôle social et de la terminologie des travailleurs sociaux, dans un sens très revendicatif du monde du Travail, tant au niveau des salaires que de la gratuité des études… aujourd’hui largement oublié : on retrouve ainsi des tracts qui commencent par “Travailleurs, Travailleuses !”. Pensons à la virulence de revues comme Champ social, Espace social, les révoltes logiques, Partisans, Recherches, Tankonalasanté… Même la revue Informations Sociales consacre un numéro spécial ( le n° 4-5 de 1979) au thème “Le contrôle social : une interrogation pour l’action sociale”.

Nous vous proposons un séminaire qui se déroulera sur trois journées durant l’année 2012 en travaillant tant à partir des ouvrages, de la bibliographie de leurs auteurs, que de témoignages, d’archives des écoles ou des syndicats professionnels, ainsi que des principales revues professionnelles qui se font toutes l’écho des débats passionnés de l’époque et, bien sûr, des films sur le secteur.

** Programme

Les trois journées seront consacrées successivement :

- Le vendredi 16 mars 2012 aux mouvements sociaux et de contestation au sein des différentes écoles de travail social qui s’étalent, selon les établissements, entre 1966 et 1976 (grèves, autogestion, occupation des locaux, manifestations, happening...). Cette journée se déroulera à l’Université Paris VIII.
- Le vendredi 13 avril 2012 aux groupes, groupuscules, manifestations et autres espaces de rencontre entre professionnels du secteur juridico-médico-social et “intellectuel” contestataires (CAP, FGERI, GIA, GIP, GITS, MLF, Les handicapés méchants, Psychépo…) [2] et la trame de fonds des débats qui les mobilisent (antimilitarisme, antipsychiatrie, comptage des délinquants, critique des institutions, éducation sexuelle, fichage, informatique et liberté, interruption volontaire de grossesse, mixité, parole de prisonniers, peine de mort, place des usagers, secret professionnel…). Cette journée aura lieu à l’EFPP - 22 rue Cassette - 75006 Paris
- Le vendredi 25 mai 2012 aux revues du secteur apparues à cette époque là ou aux revues instituées de longue date en étudiant comment elles relaient ce discours, s’en imprègnent, s’en distinguent ou bien restent indifférentes à cet air du temps. Cette journée sera organisée à l’ETSUP 8 villa du Parc Montsouris 75014 Paris

** Public et conditions

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Ce séminaire est ouvert à 15 personnes.
La participation est gratuite, mais elle engage chacun à une présence active aux trois journées de travail.
Priorité est donnée aux formateurs en activité déjà engagés dans la transmission de l’histoire du secteur.

** Préparation du séminaire

Monique Besse, Françoise Boudard, Jacques Bourquin, Samuel Boussion, Lydie Demême-Parciaval, Philippe Fabry, Véronique Freund, Claude Maupetit-Kassab, Jean-Christophe Panas et Jacques Riffault.
Mathias Gardet, historien, maître de conférences en Sciences de l’Education à Paris
Pierrette Bello, déléguée régionale CNAHES Ile-de-France

[1] Derrière les travaux initiaux d’Erving Gofman ou de Michel Foucault, entre autres, citons notamment Jean Claude Chamboderon, « La définition juvénile, essai de construction d’objet », Revue française de sociologie, n°XII, 1971, p.335-377 ; Anne-Marie Beyssaguet, Michel Chauvière, Annick Ohayon, Les Socio-clercs, bienfaisance ou travail social ; Philippe Meyer, L’Enfant et la raison d’Etat, Paris, éd. Du Seuil, 1977 ; Donzelot Jacques, La police des familles, Paris, éd. De Minuit, féd. De Minuit, 1977 ; Pierre Lascoume, Prévention et contrôle social, Genève, Masson, 1977 ; Jeanine Verdès-Leroux, Le Travail social, Paris, éd. De Minuit 1978

[2] Comité d’Action des Prisonniers, Fédération des Groupes d’Etudes et de Recherches Institutionnelles, Groupe d’Information sur les Asiles, Groupe d’Information sur les Prisons, Groupe d’Information sur les Travailleurs Sociaux, Mouvement de Libération des Femmes, Psychanalyse et Politique.

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